L’EXCENTRALE

Commençons par le début : un dialogue généreux entre bourrées auvergnates et jazz contemporain, entrepris il y a fort longtemps, excite l’imagination de quelques musicien.ne.s d’aujourd’hui, rassemblé.e.s en collectif. Dans cette grande palabre débattent écriture compositionnelle, mélodies traditionnelles et improvisation libre, trois rapports au temps et à la mémoire radicalement complémentaires. Alors se déploient des formes musicales à l’infini, dans un brouhaha fertile de récits, d’imaginaires collectifs, de paroles collectées, chantées, circulantes, désarchivées, que viennent organiser orchestrations et dramaturgies, tandis que s’invitent parfois à la table cinéma, peintures, dessins et autres images.

Cette fondamentale hybridité préoccupe celles et ceux qui, depuis Clermont-Ferrand, tracent les lignes directrices et les chemins de traverse de la compagnie, au sein de leurs créations, résonnant au diapason du territoire d’où elles émergent.

À la fois central et excentré, il est aussi excentrique, alors appelons-le comme il se doit : le Massif Excentral.